L’intelligence artificielle pourrait faire évoluer le droit marocain des entreprises en difficulté d’une logique essentiellement curative vers une prévention prédictive, grâce à l’analyse croisée de données financières, fiscales et sociales. Mais la valeur juridique des alertes algorithmiques reste à définir et leur exploitation se heurte aux exigences de confidentialité, de protection des données et de secret bancaire. Une éventuelle réforme devrait donc encadrer ces outils tout en maintenant un principe essentiel : l’IA détecte et recommande, mais la décision et la responsabilité demeurent humaines.

