La fragmentation internationale du stockage, du traitement des données, des infrastructures et des structures juridiques pourrait permettre aux acteurs de l’IA de rendre plus difficile l’identification des règles et responsabilités applicables. Les auteurs qualifient de « blanchiment des données » les transformations successives qui finissent par rendre presque impossible la reconstitution de leur origine, malgré les nouvelles obligations de transparence imposées par l’AI Act aux fournisseurs de modèles d’IA à usage général. Cette logique s’étend aux infrastructures et à l’énergie, faisant émerger la notion de « paradis computationnels » et renouvelant les enjeux de souveraineté numérique.

