La plateforme Outlier, qui mobilise environ 900 000 travailleurs qualifiés pour entraîner et évaluer des modèles d’IA générative, est mise en cause pour le recours à des outils de suivi particulièrement intrusifs sur leurs ordinateurs. Ces pratiques interrogent les conditions de travail du « travail de la donnée », la surveillance numérique à distance et la protection de la vie privée des prestataires rémunérés à la tâche. Elles rappellent que le développement des modèles repose sur une main-d’œuvre souvent invisible, dont les garanties sociales et informationnelles restent fragiles.

