Face aux risques potentiels des systèmes d’IA les plus avancés, Gilles Paris souligne la faiblesse actuelle des mécanismes de gouvernance internationale capables d’organiser une réponse collective. La rivalité entre les États-Unis et la Chine pousse les deux puissances à poursuivre la course technologique plutôt qu’à envisager une pause ou des mécanismes communs de maîtrise des risques. Contrairement au nucléaire, dont la compétition avait progressivement conduit à des traités et institutions internationales, l’IA évolue dans un environnement fragmenté où États et entreprises privées poursuivent des intérêts difficiles à coordonner.

