Une enquête retrace l’achat massif de livres d’occasion et parfois rares, acheminés vers un site d’Amazon où ils seraient découpés puis numérisés, notamment pour constituer des corpus exploitables par ses technologies. Cette « numérisation destructive » s’inscrit dans le sillage d’une décision américaine ayant considéré comme fair use la numérisation de livres légalement acquis par Anthropic, tout en distinguant cette pratique du téléchargement d’ouvrages piratés. L’affaire met en lumière les stratégies développées par les entreprises d’IA pour sécuriser juridiquement l’accès aux données d’entraînement et leurs conséquences sur le patrimoine éditorial.

