Le « Projet Panama » d’Anthropic consistait à acheter massivement des livres imprimés, à les découper pour les numériser puis à recycler les exemplaires physiques afin d’alimenter les données d’entraînement de ses modèles. L’affaire met en lumière une distinction juridique déterminante aux États-Unis : la numérisation d’ouvrages acquis légalement a pu être considérée comme relevant du fair use, contrairement à l’utilisation de millions de livres provenant de bibliothèques pirates. Au-delà du cas Anthropic, le contentieux pose la question de la rémunération des créateurs et du statut des œuvres transformées en matière première pour l’entraînement des IA.

