La généralisation de la reconnaissance faciale, de l’analyse biométrique et des systèmes d’intelligence artificielle capables d’exploiter des caractéristiques corporelles transforme le corps humain en une source de données particulièrement sensible. Contrairement à un mot de passe, ces identifiants sont difficilement révocables lorsqu’ils sont compromis, ce qui accentue les risques de surveillance, de détournement et d’atteinte durable à la vie privée. L’analyse interroge ainsi la capacité des cadres juridiques actuels à protéger efficacement les individus face à l’industrialisation des technologies biométriques.

