Accorder une personnalité juridique aux systèmes d’intelligence artificielle pourrait compliquer l’imputation des dommages en faisant de l’IA un écran entre les victimes et les acteurs humains ou économiques qui la conçoivent et la déploient. L’analyse défend plutôt le maintien d’une responsabilité rattachée aux personnes physiques et morales existantes, y compris lorsque des agents autonomes disposent d’une importante capacité d’initiative. L’autonomie technique ne justifierait ainsi pas, à elle seule, la création d’une nouvelle catégorie de personne juridique.

