À travers l’ouvrage Contra artificialem intelligentiam, Pierre-Louis Boyer, professeur de droit et historien du droit, défend une critique radicale de l’intelligence artificielle, qu’il refuse de considérer comme une technologie moralement neutre. Dans la lignée de Jacques Ellul et Hans Jonas, il estime que l’IA risque de détourner l’homme de la connaissance, de brouiller son rapport à la vérité et d’affaiblir le lien social au profit d’une logique de calcul et de productivité. L’essai déplace ainsi le débat sur l’IA du terrain de la seule régulation juridique vers une réflexion philosophique et morale sur ses effets sur l’homme et le bien commun.

